12983436_10154042105808563_8316347644018182115_o

Le Boom : plus qu’un festival, un état d’esprit

Depuis 2002, le Boom Festival se tient tous les deux ans sur les berges du lac d’Idanha-a-Nova, et sa première édition, à Herdade do Zambujal, a eu lieu en 1997.

Bien-sûr, on y retrouve tous les deux ans les plus grands noms de la scène psytrance. On y retrouvera cet été Ace Ventura et Dickster, qui font encore trembler les visiteurs de 2014, mais également Kalya Scintilla, Module Virus ou encore Anoebis que nous avions invité lors de notre dernière Cosmic Train.

Le Boom prône un esprit de profonde ouverture et de curiosité bienveillante, et par-delà le Dance Temple – qui rassurez-vous ne descendra pas en dessous de 140 BPM durant toute une semaine – l’Alchemy Circle et le Sacred Fire sauront, de la deep à l’acid en passant par une myriade de musiques exotiques, acoustiques, ou encore organiques, régaler les quelques curieux complètement ignorants de la Trance et qui passeront pourtant l’un des meilleurs moments de leur vie.

Pourquoi donc cet engouement, ce public si particulier, qui vaut d’ailleurs de nombreuses critiques au Boom en comparaison d’autres festivals plus pointus ?

Parce qu’il ne s’agit pas seulement d’artistes extrêmement talentueux venus retourner la plage à coups de dynamite du haut de la main stage. C’est pour ça que nous y courons, mais ça ne s’y limite pas. Le Boom est une expérience visuelle parmi les plus incroyables qui soit. Le Boom, c’est une déco majestueuse qui enchante plus de 3 km de plage séparant le camping des derniers chapiteaux, ce sont des spectacles de danse, de chants, de jongleurs et de cracheurs de feu comme vous n’en avez jamais vus. Le village entier est construit comme une œuvre d’art : des sculptures de dinosaures en matériaux de récup viennent hanter les bois environnant les scènes, vous pourrez vous perdre au milieu des jardins bucoliques ou dans les entrailles d’un dragon géant, par la bouche duquel vous êtes entrés pour ne jamais vraiment en repartir…

Le boom, ce sont aussi des tentes immenses réservées à des cours de yoga, ou d’autres occupées par des infirmiers, des psychologues et des bénévoles venus aider ceux qui vivent un voyage périlleux. Une tente est spécialement adaptée pour accueillir les participants victimes de handicap, un camp est adapté aux besoins des familles et réservé aux enfants.

Mais plus encore, le Boom n’est pas qu’un festival, c’est une vision du monde. Le boom n’a pas vocation à être admiré mais à être vécu. Le boom n’attire aucun spectateur, il attire des parties prenantes. Vivre le Boom, c’est devenir cette expérience.

 31699_401935028562_4867702_n

Le Boom porte des valeurs et des espoirs, il véhicule un esprit de respect du soi et des autres, et dans cette optique de nombreuses initiatives sont à l’œuvre : des déchets et de l’eau recyclée biologiquement sur site, des bâtiments bio construits à 70%, de la biomasse, de l’éolien et du solaire, de la permaculture… C’est le refus du droit d’entrée à toute stratégie marketing sur le site, c’est en revanche un ticket à prix cassé pour les visiteurs venant de pays en situation économique difficile, et c’est 152 nationalités différentes qui ont participé à cette expérience en 2014. C’est un projet caritatif nommé Karuna qui reverse une partie des recettes du festival à des ONG locales. Ce sont des conférences, des expositions, des projections, des tables rondes où l’on vient discuter, partager, échanger sur l’évolution du monde et le rôle que nous voulons y jouer.

C’est une expérience humaine sans pareille. Allégrement taxé de « village de hippies », il est vrai qu’au Boom règne une atmosphère de paix et d’harmonie, d’ouverture et d’altruisme. Et ce ne sont pas des mots creux mais mon ressenti personnel, partagé par des milliers de Boomers.

Ne soyons pas naïfs, le boom est une idylle… Mais année après année, les organisateurs, les volontaires et les parties prenantes réitèrent cette expérience et l’enrichissent de nouveaux projets, de nouvelles idées, et tentent chaque fois d’entrainer le plus de gens possible dans cette aventure. Et année après année, les Boomers partagent ce rêve et lui donnent corps le temps d’un voyage éphémère.

 Maxime (Team Cosmic Train)

EVENT FACEBOOK

SITE INTERNET